Apparition d’un nouveau crawler Google non documenté
13 août 2025

13 août 2025
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Plusieurs experts reconnus dans le domaine du référencement, dont JC Chouinard, Andrea Volpini et Kyle Risley, ont récemment partagé sur X (ex-Twitter) des exemples concrets de passages de ce mystérieux bot « Google ». Les données extraites de leurs logs montrent que les requêtes proviennent d’adresses IP appartenant, en apparence, à Google. Pourtant, certaines d’entre elles n’apparaissent pas dans la liste officielle des plages IP que le géant américain publie pour authentifier ses crawlers. Ce décalage alimente le doute : s’agit-il bien d’un nouveau robot développé par Google, ou de tentatives d’usurpation de son nom par des tiers ?
Face à cette absence totale de communication officielle, les spéculations vont bon train. Certains observateurs estiment que ce bot pourrait être lié à des expérimentations internes de Google, notamment autour de Gemini, son intelligence artificielle générative. Le moteur de recherche pourrait ainsi collecter des données d’une manière distincte des robots traditionnels, pour alimenter ses modèles ou tester de nouvelles fonctionnalités de classement.
D’autres hypothèses sont plus prudentes, voire alarmistes. Plusieurs spécialistes rappellent que l’user-agent d’un crawler peut être usurpé assez facilement, et que le simple fait de voir « Google » dans ses logs ne constitue pas une preuve irréfutable de son origine. Des acteurs malveillants pourraient ainsi exploiter ce nom pour passer inaperçus et collecter des informations sensibles sur la structure d’un site. Cette possibilité est renforcée par le fait que l’authentification par IP ne suffit pas toujours à trancher : même si certaines requêtes semblent bien provenir d’infrastructures Google, d’autres échappent aux plages IP officiellement documentées.
Pour les propriétaires et gestionnaires de sites web, la présence du user-agent « Google » dans les logs ne doit pas être interprétée trop vite comme un passage légitime du moteur. Avant toute conclusion, il est essentiel de procéder à des vérifications croisées. La première étape consiste à comparer les adresses IP relevées avec la liste officielle des plages IP publiées par Google pour ses crawlers reconnus. Si une adresse n’y figure pas, il faut envisager d’autres méthodes de validation, comme une requête DNS inversée suivie d’une vérification de correspondance.
En parallèle, il est recommandé de surveiller la fréquence et la nature des requêtes effectuées par ce bot. Un nombre inhabituel de sollicitations, ou l’exploration de zones sensibles du site, doivent alerter. Dans le doute, il peut être prudent de mettre en place des règles temporaires dans le fichier robots.txt ou dans la configuration serveur, afin de limiter l’accès à certaines ressources. Toutefois, bloquer un robot qui serait potentiellement légitime comporte des risques, notamment en termes de visibilité sur les moteurs de recherche. L’approche la plus équilibrée reste donc d’identifier le comportement, de collecter des preuves, et d’attendre une position claire de Google avant de prendre des mesures définitives.
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